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Glossaire Musical

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( source Wikipédia)

A
A cappella
A cappella (prononcé : [a kapˈpɛlla] parfois alla cappella ou – fautivement – a capella) est une locution utilisée en musique vocale indiquant qu’un chant ou une partie d’un chant, à une ou plusieurs voix, est exécutée sans accompagnement instrumental.

Accord
En musique, un accord est un ensemble de notes considéré comme formant un tout du point de vue de l’harmonie. Le plus souvent, ces notes sont simultanées, superposées en un même moment ; mais les accords peuvent aussi s’exprimer par notes successives, par exemple dans des arpèges.

Le terme « accord » désigne une combinaison d’au moins trois notes simultanées formant un tout ; il existe plusieurs classements des accords et plusieurs modes de description de leur formation, qui justifient l’expression « accords classés ». Une combinaison de deux notes émises simultanément est considérée plutôt comme un simple intervalle3. Un accord est une superposition de plusieurs intervalles.

Adagio (haut de page)
Un adagio est une indication de mouvement comprise entre le lento (lent) et l’andante (en marchant).

Ce terme italien, venant de l’expression ad agio signifiant à l’aise, spécifie un tempo relativement lent. Il correspond approximativement à une fourchette comprise entre 56 et 76 pulsations par minute sur les graduations du métronome.

Agogique
L’agogique (nom féminin, néologisme de l’Allemand agogik proposé en 1884 par Hugo Riemann) désigne les légères modifications de rythme ou de tempo dans l’interprétation d’un morceau de musique de manière transitoire, en opposition à une exécution exacte et mécanique.

L’agogique peut être une accélération, un ralentissement, une césure rythmique au sein d’un morceau. Elle est par conséquent une part importante de l’interprétation. Elle peut s’apparenter au Rubato. L’agogique relève du compositeur lorsque ce dernier porte les indications sur la partition. Mais elle relève surtout de l’interprète dans ce qu’il imprime lui-même dans l’œuvre. Elle exprime alors la singularité de l’interprétation d’une œuvre.

Aigu
En musique, l’aigu désigne la zone des hautes fréquences qui est le contraire du son grave.
La note aiguë, est une notion relative, qui s’apprécie en référence à un Ambitus particulier : il n’existe pas d’absolu dans ce domaine, et aucune frontière précise vient séparer l’aigu du médium, ni ce dernier du grave. Dans ce premier sens, le mot « aigu » désigne avant tout une direction vers laquelle on va, ou de laquelle on s’éloigne.
Concrètement, l’aigu se situe en haut de la portée et le grave en bas.

Altération
En musique, le mot altération peut signifier trois choses.

Une altération renvoie tout d’abord à la modification de la hauteur initiale d’une note, en d’autres termes, au fait de rendre cette note plus grave ou plus aiguë, et ce, quelles que soient les raisons de ce changement : modulation, transposition, ornementation...
Ensuite, sur la partition, et plus précisément, sur la portée, une altération désigne le symbole chargé d’indiquer cette modification. C’est surtout ce deuxième sens qui retiendra notre attention.

Enfin, et par extension, il est également possible de considérer qu’une altération représente la nouvelle note ainsi modifiée, autrement dit, la « note affectée d’une altération ».
En tant que figure indiquant la modification de la hauteur primitive d’une note, l’altération se place sur la portée, très précisément sur la ligne ou dans l’interligne de la note qu’elle affecte, et à sa gauche.

Ambitus
Le mot ambitus (du latin ambire signifiant « entourer » [aller à l’une et l’autre des extrémités]) désigne l’« étendue d’une mélodie, d’une voix ou d’un instrument, entre sa note la plus grave et sa note la plus élevée ».

Défini par l’étude de la totalité de la partition — le plus souvent — ou d’une de ses sections, il s’applique à une « partie musicale » de l’œuvre, qu’elle soit celle d’un instrument, d’une voix ou d’un rôle d’opéra déterminé.

Savoir quel est l’ambitus d’une partie détermine si la tessiture de telle voix (ou interprète vocal) ou le registre de tel instrument permettra à la voix ou à l’instrument d’interpréter correctement l’œuvre, la section, le mouvement ou le rôle dans son intégralité.

C’est par extension analogique ou par confusion d’application, que le terme « ambitus » est parfois appliqué à une voix (quand il faudrait dire tessiture) ou à un instrument (quand il faudrait dire « registre »), plutôt que d’être exclusivement appliqué, comme à l’origine, à la partition ou à la mélodie.

Anacrouse
Une anacrouse (ou levée) est une note ou un ensemble de notes précédant le premier « temps fort » d’une phrase musicale. Placée avant la première mesure complète d’un morceau, l’anacrouse peut être partie intégrante de la mélodie, comme les trois premières notes des couplets de La Marseillaise (anacrouse intégrante), ou extraite de l’accompagnement harmonique, comme la mise en arpège du premier accord, ou rythmique avec une courte levée de batterie donnant l’impulsion de départ (anacrouse accessoire).

Anticipation
En harmonie tonale, une anticipation est une note étrangère que l’on fait entendre avant l’accord dont elle fait partie, c’est-à-dire, pendant la durée de l’accord précédent, avec lequel par conséquent, elle forme une dissonance passagère.

Appoggiature (note étrangère)
En harmonie tonale, une appoggiature est une note étrangère non préparée, ordinairement placée sur temps fort, ou partie forte de temps, qui se résout par mouvement conjoint sur l’une des notes réelles de l’accord.

Pendant la période baroque, elle était souvent notée au moyen de petites notes — appelées notes d’agrément ou fioritures — soulignant ainsi son caractère d’ornement mélodique — cf. appoggiatures ornementales. Elle a pourtant une puissance harmonique comparable à celle du retard auquel elle est apparentée : on peut en effet l’analyser comme un « retard sans préparation ».
Il existe également une appoggiature placée sur temps faible ou partie faible de temps, et appelée appoggiature faible : elle s’apparente à une note de passage non préparée, et doit être analysée comme telle.

exemple

Appoggiature (ornement mélodique)
En musique, une appoggiature est un ornement mélodique servant à retarder la note suivante, la note principale, sur laquelle on veut insister. L’appoggiature prend la forme d’une petite figure de note dont la durée doit être soustraite de la note principale. Le terme vient du verbe italien appoggiare, qui signifie soutenir.

Le même mot désigne également une note étrangère à l’harmonie : le plus souvent, l’appoggiature (en petite note ou appoggiature mélodique) constitue également une note étrangère (ou appoggiature harmonique) ornant l’accord sur lequel elle se produit.

Une appoggiature mélodique peut être altérée.

Il existe deux sortes d’appoggiatures mélodiques, la longue et la brève. Toutes deux sont habituellement attaquées sur le début du temps.

Depuis le xixe siècle, une pratique s’est développée qui consiste à soustraire la durée de l’appoggiature de la valeur de la note précédente.

appoggiature longue : exemple

appoggiature breve : exemple

Armure
Dans le solfège, l’armure — ou l’armature — est un ensemble d’altérations réunies à la clé. Elle est composée soit exclusivement de dièses, soit exclusivement de bémols — en dehors du cas particulier constitué par le changement d’armure. Ces altérations correspondent à la tonalité principale des mesures suivant la clé.

Ces altérations, appelées altérations constitutives, dont le nombre peut varier de un à sept, se succèdent dans l’ordre du cycle des quintes :

Ordre des dièses, par quintes ascendantes : fa, do, sol, ré, la, mi, si.
Ordre des bémols, par quintes descendantes : si, mi, la, ré, sol, do, fa — soit, l’ordre inverse du précédent.

Arpège
Un arpège est une série de notes émises successivement et qui, considérées ensemble, forment un accord. L’arpège permet aux instruments monodiques de jouer des accords et l’harmonie.

B (haut de page)

Barre de mesure
En notation musicale, les barres de mesure sont des traits verticaux qui matérialisent sur la partition, les cycles de temps que sont les mesures. En conséquence, une mesure est la période comprise entre deux barres consécutives, et le « temps fort » — ou premier temps de la mesure — est celui se trouvant immédiatement à droite de chaque barre.

Battement par minute
Le BPM (battement par minute), couramment abrégé par le sigle bpm, est une unité de mesure utilisée pour exprimer le tempo de la musique ou le rythme cardiaque, quantifié par le nombre de battements se produisant en une minute.

Sur une partition de musique classique, des termes italiens (comme « allegro » ou « presto ») servent à indiquer le tempo. La mention « a tempo » suivi de la vitesse en BPM peut aussi apparaître pour spécifier le rythme exact (exemple : « a tempo 128 »). Dans les partitions de musiques actuelles comme le rock ou le blues, il est très rare de voir les appellations italiennes de tempo, le rythme est habituellement spécifié en bpm.

exemple

Bécarre
le bécarre est un symbole graphique (bécarre), appartenant à la famille des altérations, dont la fonction est d’indiquer sur la partition qu’il convient de restituer sa hauteur naturelle à une note précédemment altérée (diésée ou bémolisée). Sa forme particulière permet de le qualifier de « chaise penchée sans pieds derrière.

exemple

Contrairement au dièse ou au bémol, le bécarre n’est jamais une altération constitutive ( à la clé) sauf cas particulier d’un changement d’armure. Elle n’altère donc une note qu’à la hauteur de celle-ci.

Placé devant une note de musique, le bécarre accidentel rend à nouveau celle-ci « naturelle » pour toute la durée de la mesure. Le bécarre annule donc toutes les altérations précédentes, qu’elles soient simples ou doubles, constitutives ou accidentelles.

Bémol
Le bémol (symbole ♭\flat ) est un signe d’altération, destiné à indiquer sur une partition de musique un abaissement d’un demi-ton chromatique de la hauteur naturelle des notes associées.

La note affectée d’un bémol est dite « bémolisée ». Une note peut être bémolisée pour plusieurs raisons : la modulation, la transposition ou l’utilisation de notes intermédiaires de la gamme.

Blanche
Dans le solfège, la blanche est une figure de note représentée par une tête ovale de couleur blanche, attachée à une hampe.

La position de cet ovale sur la portée indique la hauteur.

La durée de la blanche équivaut à la moitié d’une ronde, au double d’une noire, au quadruple d’une croche, à l’octuple d’une double croche, etc.

exemple


C (haut de page)

Cadence
En musique classique, une cadence est une formule mélodique et harmonique qui ponctue un morceau, ou une phrase musicale. C’est aussi une partie improvisée dans un opéra ou un concerto.

En jazz, une cadence prend le sens de suite d’accords donnant un cadre et un accompagnement à un morceau de musique.

En harmonie tonale, une cadence est une progression harmonique d’un accord vers un autre, destinée à marquer la fin d’une pièce ou, plus généralement, d’une phrase musicale, par son caractère conclusif ou suspensif :

exemple d’enchaînement conclusif : accord de dominante vers un accord de tonique ;
exemple d’enchaînement suspensif : accord préparatoire vers un accord de dominante.
Dans ce sens précis, les cadences sont comparables aux divers signes de ponctuation de la littérature. On peut dire également que les cadences constituent la respiration du discours musical.

Canon
Un canon est une forme musicale polyphonique ainsi qu’un procédé compositionnel basé sur l’imitation, dans lequel une idée musicale — le thème — s’énonce et se développe d’une voix à une autre, de sorte que les différentes voix interprètent la même ligne mélodique, mais de manière différée : ce décalage produit une superposition de mélodies, c’est-à-dire, un contrepoint.

Cantus firmus
Dans la musique médiévale et celle de la Renaissance, le cantus firmus est une mélodie préexistante (généralement religieuse ou profane) servant de base à une polyphonie.

Sur le plan pédagogique et théorique, dans le cadre de l’étude de l’écriture musicale, il s’agit d’une mélodie, le plus souvent assez brève et écrite en valeurs longues, destinée à servir de support aux exercices de contrepoint.

Carrée
Dans le solfège, la noire est une figure de note représentée par une tête ovale de couleur noire, attachée à une hampe. La position de cet ovale sur la portée indique la hauteur.

La durée de la noire équivaut à la moitié d’une blanche, au quart d’une ronde, au double d’une croche, au quadruple d’une double croche, etc.

Dans une mesure chiffrée 4/4 la noire vaut un temps, soit le quart de la mesure.

Chiffrage des accords
Le chiffrage des accords est une notation représentant les accords dans la musique tonale.

Utilisé à l’origine à la période baroque (xviie et xviiie siècles) pour construire la basse continue, il sert à partir du xxe siècle pour improviser le jazz et à la retranscription des grilles de rock et de pop, ainsi qu’à l’analyse harmonique.

En harmonie tonale, le chiffrage sert à décrire et analyser les accords dans leur contexte tonal. Les signes conventionnels placés au-dessus ou au-dessous de la partie analysée sont :

les chiffres arabes pour la composition et le renversement des accords ;
les chiffres romains pour le degré ;
des lettres pour la fonction.

Clef
Dans la notation musicale, une clef (ou clé) est un signe graphique placé au début de la portée qui indique la hauteur des notes associées à chaque ligne.

exemple

Coda
Coda est un terme utilisé en musique et en danse classique. C’est un signe de reprise qui permet de remplacer une phrase suspensive par une phrase conclusive.

Da Capo al Coda, raccourci en D.C. al Coda, signifie littéralement "de la tête à la queue". Il indique à l’interprète qu’il doit répéter la pièce depuis le début, de continuer à jouer jusqu’à rencontrer le premier symbole de coda. Ensuite il doit passer directement jusqu’à l’endroit où se trouve le second symbole de coda et continuer à jouer de là jusqu’à la fin.

exemple

Comma
En musique, un comma est un intervalle très petit, généralement entre le dixième et le cinquième du ton1. Le comma peut séparer deux notes enharmoniques.

Cet intervalle correspond approximativement à l’écart de fréquence entre un la à 440 Hz et un la à 446 Hz, soit 6 battements par seconde. Des différences de comma ne sont pas facilement décelables dans les intervalles mélodiques[réf. nécessaire]. Dans les intervalles harmoniques, elles provoquent dissonances et battements.

Conducteur
Dans la musique occidentale, un conducteur est une partition regroupant toutes les parties d’un chœur, d’un orchestre, ou plus généralement, d’un ensemble musical. Ce type de partition est généralement utilisé par les chefs d’orchestre : les instrumentistes, les solistes ou les choristes utilisent habituellement des partitions ne contenant que la partie qui les concerne. Les partitions des chefs d’orchestre s’appelle également « score » (en anglais).

Consonance
En musique, une consonance (lit. : sonner ensemble, ant. : dissonance) est une combinaison de sons, tels un accord ou un intervalle, perçue comme agréable à l’oreille1. La notion de consonance est relative : elle diffère selon les cultures, les époques et le contexte musical.

Contrepoint
Le contrepoint rigoureux (souvent appelé contrepoint) est une forme d’écriture musicale qui trouve ses origines pendant la Renaissance et qui consiste en la superposition organisée et harmonieuse de lignes mélodiques distinctes.

Le contrepoint est particulièrement utilisé pendant l’époque baroque. Des compositeurs comme Palestrina, William Byrd, ou encore Georg Friedrich Haendel, mais surtout Jean-Sébastien Bach ont fait connaître ses heures de gloire à l’art du contrepoint.

Contretemps
On appelle contretemps — ou contre-temps — une note attaquée sur un temps faible, et suivie d’un temps fort occupé par un silence.

Par exemple, dans une mesure à 4/4, une noire placée sur le deuxième temps est un contretemps si celle-ci est suivie d’un silence — le deuxième temps d’un 4/4 est un temps faible ; le troisième, un temps fort.
Le contretemps peut également s’articuler, non plus sur un temps faible suivi d’un temps fort, mais sur une partie faible de temps suivie d’une partie forte.
Par exemple, dans une mesure à 4/4, une croche placée sur la deuxième partie d’un temps quelconque est également un contretemps si celle-ci est suivie d’un silence.
Le contretemps — tout comme la syncope — est perçu par l’auditeur comme un déplacement de l’accent attendu. Il peut être considéré comme un élément rythmique en conflit avec la mesure.

exemple

Croche
En solfège, une croche est une figure de note représentée par une tête ovale de couleur noire, attachée à une hampe munie d’un crochet. La position de la tête de note sur la portée indique sa hauteur.

Le crochet peut être multiplié afin de diviser la durée de la note : on construit ainsi des doubles, triples et quadruples croches.

La durée d’une croche est égale à la moitié d’une noire, au quart d’une blanche, et au huitième d’une ronde. À l’inverse, elle vaut le double d’une double croche, le quadruple d’une triple croche, etc.

Par exemple, dans une mesure chiffrée 4/4, la croche vaut un demi-temps, soit le huitième de la totalité de la mesure.

La hampe est orientée indifféremment vers le haut ou le bas pour des raisons d’esthétique et de facilité de lecture. On l’oriente généralement vers le haut lorsque la note se situe en bas de la portée et inversement, pour limiter les débordements.

exemple

D (haut de page)

Degré
Un degré désigne la place d’une note dans une échelle musicale spécifique (caractéristique d’un type de musique donné). On appelle tonique le premier degré d’une échelle, c’est à partir d’elle que commence l’octave.

La notion de degré s’applique principalement aux sept notes de l’échelle diatonique où la tonique est parfaitement définie. Pour l’échelle chromatique qui contient 12 notes d’importance égale, la notion de degré a peu d’intérêt.

exemple

Demi-ton
En musique, un demi-ton désigne le plus petit intervalle conjoint de l’échelle diatonique, équivalant approximativement à la moitié du ton, d’où son nom.

Le ton et le demi-ton sont les intervalles de base, qui par addition, permettent d’obtenir tous les autres : tierce, quarte, quinte, etc.

Il existe deux catégories de demi-ton, chacune ayant sa propre fonction, sa propre nature et sa propre étendue : le demi-ton diatonique et le demi-ton chromatique.

Demi-ton chromatique
Le demi-ton chromatique désigne une catégorie de demi-ton appartenant à l’échelle chromatique. Il est situé entre deux notes de même nom, l’une des deux étant altérée : par exemple entre do et dodièse.

Sa taille est proche mais plus grande que celle du demi-ton diatonique , et ajouté à ce dernier il vaut un ton.

Demi-ton diatonique
Le demi-ton diatonique est un intervalle appartenant à l’échelle diatonique. Comme le demi-ton chromatique, il est comparable à la moitié du ton. Le demi-ton chromatique sépare 2 notes d’un même nom ex : DO-DO# Le demi-ton diatonique sépare 2 notes d’un nom différent ex : DO#-Ré ou encore DO-Réb (selon la tonalité). L’échelle diatonique naturelle contient deux demi-tons diatoniques : « mi-fa » et « si-do ».

Diapason
le diapason est un outil de musicien donnant la hauteur (fréquence en hertz) d’une note-repère conventionnelle, en général le la, afin que celui-ci accorde son instrument. Par extension, le diapason désigne la hauteur absolue de la note de référence mondialement acceptée (actuellement la fréquence du la3 est de 440 Hz).

Dièse
Un dièse est un symbole graphique (#) appartenant à la famille des altérations et dont la fonction est d’indiquer, sur la partition, que la hauteur naturelle de la note associée à ce dièse doit être élevée d’un demi-ton chromatique.

La note affectée d’un dièse est dite « diésée ». Une note peut être diésée pour toutes sortes de raisons : modulation, transposition, ornementation, utilisation de l’échelle chromatique…

Dissonance
Une dissonance (antonyme de consonance) désigne la discordance d’un ensemble de sons (dans un accord ou un intervalle) produisant une impression d’instabilité, de contrariété entre les notes (une « dispute ») et de tension, et nécessitant une résolution. L’impression de dissonance varie selon le système musical adopté, le courant culturel, l’époque, les individus, etc.

En Harmonie tonale, une dissonance désigne à la fois un intervalle et une note. On entend en effet par dissonance, d’une part l’« intervalle harmonique dissonant » placé sur la fondamentale d’un accord, d’autre part, et plus précisément, la « note dissonante », qui, avec cette fondamentale, forme l’intervalle dissonant en question. Toute note dissonante doit être considérée comme une note attractive, faisant par conséquent partie intégrante d’un mouvement mélodique obligé.

Dominante
La dominante désigne le cinquième degré d’une gamme.

Quel que soit le mode — gamme majeure ou gamme mineure — ce degré est toujours situé une quinte juste au-dessus du degré principal, la tonique, soit, une quarte juste au-dessous, conformément à la règle des renversements.

Par exemple, la note sol est la dominante des gammes de do majeur et do mineur.

Double point
Placé après une figure, le double point augmente celle-ci des trois quarts de sa durée.

Équivalence des valeurs doublement pointées :

Duolet
Le duolet est une division exceptionnelle du temps formée d’un groupe de deux figures égales dont la somme équivaut à trois figures identiques dans un temps normalement ternaire.

Le duolet est signalé par le chiffre « 2 » placé au-dessus ou au-dessous du groupe concerné.

On trouve donc le duolet à la place d’un temps ternaire.

On peut également trouver le duolet sur un groupe de trois temps consécutifs (rarement davantage). Si par exemple la noire est l’unité de temps, il est possible, de remplacer trois noires ordinaires par deux noires en duolet, dont la somme équivaut à trois temps, soit, la valeur d’une blanche pointée.
Contrairement à ce qui se passe pour le triolet, on ne trouve jamais de duolet sur une partie de temps, puisqu’une partie de temps est toujours représentée par une valeur simple, donc, binaire, c’est-à-dire, naturellement divisible par deux.
Si l’on se réfère aux tableaux des valeurs relatives des figures pointées, le duolet peut être remplacé par deux valeurs pointées correspondantes.

Au sein d’un duolet, la blanche vaut la moitié d’une ronde pointée, la noire vaut la moitié d’une blanche pointée, la croche vaut la moitié d’une noire pointée, etc.

exemple

E (haut de page)

Échelle chromatique
L’échelle chromatique est une échelle musicale composée de douze degrés séparés les uns des autres par un demi-ton1.

Elle est constituée des sept degrés de l’échelle diatonique plus cinq notes intermédiaires. Ces nouvelles notes sont obtenues par altérations et divisent chacun des cinq tons de l’échelle diatonique en deux demi-tons (pas forcément identiques).

L’échelle chromatique est ainsi composée de 12 demi-tons de tailles équivalentes (ou presque), contrairement à l’échelle diatonique qui associe tons et demi-tons. Cette quasi-identité des intervalles conjoints brouille les repères et a tendance à entraîner un « flou tonal ».

exemple

Enharmonie
Une enharmonie (appelée aussi homophonie) est l’équivalence pratique de deux notes nommées différemment mais produisant le même son. Des notes enharmoniques ont donc la même hauteur, mais des noms différents.

Ainsi, do ♯ et ré ♭ d’une part, ou sol

exemple

F (haut de page)

Figures de note
Les figures de note se présentent sous la forme d’un ovale, appelé « tête de note », dont la position sur la portée indique la hauteur de la note. La tête de note est de couleur blanche en ce qui concerne la blanche ainsi que toutes les valeurs qui lui sont supérieures — ronde et carrée, principalement —, et de couleur noire en ce qui concerne la noire ainsi que toutes les valeurs qui lui sont inférieures — croche, double croche, etc. La blanche ainsi que toutes les valeurs qui lui sont inférieures possèdent en outre une hampe (ou queue). Enfin, la croche ainsi que toutes les valeurs qui lui sont inférieures, sont dotées d’un ou plusieurs crochets.

La carrée est la figure de note dont la durée vaut le double de la ronde. Elle est un souvenir de la « notation carrée » de la fin du Moyen Âge. Cette figure est peu utilisée depuis le xviie siècle. Elle vaut huit temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La ronde est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la carrée et le double de la blanche. Elle vaut quatre temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La blanche est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la ronde et le double de la noire. Elle est dotée d’une hampe, et toutes les figures qui lui sont inférieures le sont également. Sa partie arrondie — sa « tête de note » — est de couleur blanche, ainsi que les figures qui lui sont supérieures — ronde et carrée. Elle vaut deux temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La noire est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la blanche et le double de la croche. Sa partie arrondie — sa « tête de note » — est de couleur noire, ainsi que les figures qui lui sont inférieures — croche, double croche, etc. Elle vaut un temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La croche est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la noire et le double de la double croche.
Comme son nom l’indique, la croche est normalement dotée d’un crochet ; toutes les figures qui lui sont inférieures comportent un nombre de crochets équivalant au nombre exprimé par leur nom : « double croche » : deux crochets, « triple croche » : trois crochets, etc. Lorsque plusieurs croches se suivent, les crochets peuvent être remplacés par des liens. La croche vaut un demi-temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La double croche est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la croche et le double de la triple croche. Une double croche vaut un quart de temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La triple croche est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la double croche et le double de la quadruple croche. La triple croche vaut un huitième de temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.

La quadruple croche est la figure de note dont la durée vaut la moitié de la triple croche. Cette figure, de création plus récente, est très peu utilisée. Elle vaut un seizième de temps lorsque l’unité de temps est égale à la noire.
Certains compositeurs vont même plus loin en insérant des quintuples, voire des sextuples croches.

exemple

Figures de silence
Le bâton de pause est le silence qui correspond à la carrée. Il peut également être utilisé de manière spéciale : placé au centre d’une mesure, et surmonté d’un nombre, le bâton de pause indique un nombre égal de mesures en silence consécutives à compter.

La pause signifie, quand elle est placée seule au centre d’une mesure, que celle-ci ne se compose que de silence, peu importe la durée de la mesure. Dans le cas où on se trouve dans une mesure de plus de 4 noires, alors la pause, si elle n’est pas seule, dure forcément 4 noires (soit une ronde).

La demi-pause est le silence qui correspond à la blanche.

Le soupir est le silence qui correspond à la noire.

Le demi-soupir est le silence qui correspond à la croche.

Le quart de soupir est le silence qui correspond à la double croche.

Le huitième de soupir est le silence qui correspond à la triple croche.

Le seizième de soupir est le silence qui correspond à la quadruple croche. Cette figure, de création plus récente, est également peu utilisée.

exemple

Valeurs relatives des notes et des silences

Fondamentale
La basse fondamentale ou note fondamentale ou fondamentale est la note de base sur laquelle est construit un accord.

Par exemple, un accord de trois notes do - mi - sol est construit sur la fondamentale do et prend le nom de cette fondamentale : c’est un accord de do majeur.

Lorsque l’accord est à l’état fondamental, la fondamentale est la note la plus grave. Au contraire, lorsque l’accord est à l’état de renversement, la fondamentale n’est pas à la basse.

Les sept degrés de la gamme majeure peuvent servir de basse fondamentale pour un accord de trois notes :

Accords à l’état fondamental

G (haut de page)

Gamme musicale
Une gamme musicale est une suite de notes conjointes d’une échelle ou d’un mode1, la dernière répétant la première à l’octave supérieure si elle est ascendante, ou inférieure si elle est descendante. Dans le cas de la tonalité, la gamme est la succession ordonnée des sept degrés associés à un mode donné, présentés généralement de manière ascendante depuis la tonique.

Gamme majeure

Gruppetto (ornement mélodique)
un gruppetto (en italien, « petit groupe ») est un ornement mélodique qui prend la forme d’un dessin mélodique de trois ou quatre sons tournant autour de la note principale et faisant apparaître les deux notes voisines — supérieure et inférieure. Il peut être indiqué par des petites notes, ou bien, à l’aide d’un signe spécial en forme de S couché.

D’un point de vue théorique, la note devant être émise en premier est :
la note supérieure, lorsque la première boucle du signe du gruppetto est parcouru dans le sens horaire ;
la note inférieure, dans le cas contraire.

Gruppetto


H (haut de page)

Harmonie
L’harmonie est l’émission simultanée de plusieurs sons différents.

Dans la théorie de la musique occidentale, l’harmonie étudie la construction des accords, les principes qui les gouvernent et leurs enchaînements ; on parle alors de l’aspect « vertical » de la musique par opposition à la dimension « horizontale » (mélodie).

Harmonique
Une harmonique est un composant à part entière d’un son musical.

En prenant comme note fondamentale le « la3 » (440 Hz) du piano, les harmoniques sont toutes les notes ayant pour fréquence un multiple de 440. Les harmoniques d’une note sont donc forcément plus aigus que cette note et s’appellent harmoniques supérieurs (contrairement à des théories d’harmoniques inférieurs qui furent parfois avancées par erreur par certains théoriciens de la musique historiques).

Hauteur
En musique, la hauteur est celle des quatre caractéristiques d’un son musical qui détermine la mélodie et l’harmonie, tandis que la durée et l’intensité caractérisent le rythme, la nuance, l’expression et que le timbre s’associe à l’instrument qui joue.

En musique occidentale, on désigne la hauteur par le nom d’une note sur une échelle ou gamme. La hauteur relative d’une note dans la gamme s’appelle degré. Le solfège écrit vers le haut de la portée les notes aiguës, et inversement, vers le bas, les graves. On écrit les signes correspondant aux instruments qui n’ont pas de hauteur précise, bien qu’ils puissent sonner aigu ou grave, comme les tambours, sur une ligne horizontale quelconque, l’important étant leur placement dans le temps, noté de gauche à droite.

La perception des hauteurs est un des champs d’investigation de la psychoacoustique. La tradition musicale et les études de psychologie expérimentale convergent pour analyser cette perception en deux composantes distinctes, provenant de deux systèmes physiologiques différents. La perception de la hauteur spectrale place le son entendu assez approximativement sur une échelle entre graves et aiguës. La perception de la hauteur tonale rend capable de différencier deux sons harmoniques proches, indépendamment de leur richesse en graves et en aiguë.

Homophonie
En musique, le mot peut avoir trois significations :

Homophonie peut tout d’abord désigner une musique collective à l’unisson. Dans ce cas, le mot est synonyme de monodie, et s’oppose à la polyphonie et à l’harmonie. nécessaire]

Par exemple, le chant grégorien est homophone.

Dans la musique vocale d’ensemble, homophonie peut également signifier que les différentes voix d’une pièce musicale chantée, articulent les mêmes syllabes en même temps.

Par exemple, un choral est homophone, alors qu’une fugue ne l’est pas.

Enfin, homophonie peut désigner le rapport entre deux notes rendues synonymes par le biais du tempérament égal. Dans ce cas, le terme est synonyme d’enharmonie.

Par exemple, do♯ et ré♭ sont des notes homophones.