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La musique n’est pas seulement un art, c’est aussi une discipline très exigeante. Pour parvenir à une parfaite maîtrise de son instrument, le musicien doit travailler sans relâche.

Que fait-il ?
De formation classique, le musicien instrumentiste joue d’un instrument de musique dans une salle de spectacle ou dans un studio d’enregistrement. Il sait lire les partitions, maîtrise toutes les techniques du solfège et peut donc interpréter beaucoup de morceaux sur son instrument de prédilection. Il peut également jouer des musiques de chambre, d’opéra, de variété, de pop, de rock ou de jazz. Certains musiciens se tournent vers l’enseignement ou deviennent compositeurs.

Comment travaille-t-il ?
En musique, on distingue les cordes, les bois, les cuivres et les percussions. Selon la place qu’il occupe dans un orchestre, le musicien peut être soliste, chef de pupitre ou musicien du rang. Il travaille sous la baguette d’un chef d’orchestre dont il suit les instructions et les gestes.

Où exerce-t-il ?
Salarié, le musicien exerce comme permanent dans un orchestre classique ou de variétés. Il peut aussi avoir le statut d’intermittent du spectacle et effectuer des tournées en France ou à l’étranger.

Les +
Plus qu’un métier, la musique est une passion. Le musicien vit pour et par elle.

Les -
L’avenir des musiciens est souvent incertain. La réussite et a fortiori la célébrité ne sont pas toujours au rendez-vous. La concurrence est rude.

- Les qualités essentielles

Studieux / Studieuse
Pour atteindre et conserver un bon niveau, il est nécessaire de jouer plusieurs heures chaque jour.

Créatif / Créative
Le musicien ne se contente pas de jouer des notes. Il interprète aussi de la musique avec ses propres émotions, qu’il fait partager à ses auditeurs.

Consciencieux / Consciencieuse
Concentration et attention sont les maîtres mots pour lire les partitions et jouer d’un instrument de musique.

Disponible
Horaires décalés, déplacements nombreux... Le musicien mène souvent une vie d’itinérant.

- Les principaux débouchés

Les orchestres classiques nationaux et régionaux permanents recrutent les musiciens sur concours et pour un poste très précis. Dans ces grandes formations, les instruments à cordes sont les plus nombreux, donc les plus sollicités.

Les orchestres indépendants font appel à des intermittents, seulement pour la durée d’un spectacle ou d’un festival.

Les conservatoires nationaux et régionaux, les universités, les écoles nationales de musique emploient des professeurs de musique titulaires du certificat d’aptitude délivré par le ministère de la Culture et de la Communication.

Les particuliers, les municipalités ainsi que les lycées, les collèges et les écoles élémentaires, sont également à la recherche de musiciens confirmés, éventuellement titulaires du diplôme d’Etat de professeur de musique ou d’autres diplômes.

Dans l’actuel contexte de crise, la situation des musiciens est inconfortable. Ces professionnels, qui représentent 20 % des intermittents du spectacle, sont aujourd’hui les plus nombreux, parmi les professionnels du spectacle, à bénéficier du RSA, revenu de solidarité active.

- L’évolution professionnelle

Musicien du rang / Musicienne du rang
Vous faites partie d’un orchestre et vous jouez d’un instrument en groupe.

Chef de pupitre
Sous la direction du chef d’orchestre, vous êtes responsable d’un groupe de musiciens du rang jouant du même instrument.

Musicien soliste / Musicienne soliste
Vous jouez seul certains morceaux ou passages.

Professeur de musique
Vous enseignez la musique à des professionnels ou à des particuliers.

- La formation et les diplômes

Pour devenir musicien professionnel, il est vivement recommandé de commencer tôt des études musicales.

Tout en se formant dans un conservatoire de musique, dès le collège, il est possible de s’inscrire en CHAM (classe à horaires aménagés en musique) dans certains établissements scolaires.

Dans le prolongement ou non de la CHAM, les élèves visant une carrière artistique peuvent préparer un bac technologique techniques de la musique et de la danse option instrument ou le bac littéraire spécialité musique.

Niveau bac toujours, il existe également un BT métiers de la musique qui, en Ile-de-France, s’obtient en 3 ans après la 3e au lycée Jean-Pierre Vernant de Sèvres (92) et permet de devenir disquaire, secrétaire musical dans les maisons d’édition phonographique ou de production, technicien en montageson, etc.

Après le bac, pour se professionnaliser, il faut suivre un cursus validant une formation supérieure en musique. Plusieurs types d’établissements sanctionnent une formation poussée dans le domaine musical.

Après l’obtention d’un DEM (diplôme d’études musicales) ou d’un DNSOP (diplôme national d’orientation professionnelle de musique) en fin de cycle spécialisé de conservatoire, il est possible d’envisager un cycle d’enseignement supérieur professionnel de 3 ans au conservatoire à rayonnement régional de Paris ou de Boulogne-Billancourt, en partenariat avec l’université Paris-Sorbonne.

Ce cycle valide à la fois le DNSPM (diplôme national supérieur professionnel de musicien) et la licence de musique et musicologie (tous deux de niveau bac + 3).

A noter : le conservatoire à rayonnement régional de Cergy-Pontoise (95), en partenariat avec l’université de Cergy-Pontoise, propose aux bacheliers élèves du conservatoire la possibilté de poursuivre leur cursus tout en préparant une licence de lettres.

Sur concours très sélectif, on peut intégrer l’un des deux conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse (CNSMD) de Paris ou Lyon afin d’obtenir le DNS (diplôme national supérieur, ex DFS à Paris et DNESM à Lyon) de niveau bac + 4. Ces conservatoires nationaux constituent la voie royale pour les musiciens souhaitant intégrer un orchestre.
Il est possible de prolonger ces études par 2 années de master de musicien à l’université, dans l’un des CNSMD, ou même à l’étranger.

D’autres diplômes permettant une formation supérieure au métier de musicien existent mais ne sont pas homologués au niveau européen ou bien émanent d’établissements privés : par exemple les prix de perfectionnement des conservatoires à rayonnement régional ou les diplômes délivrés par l’école normale de musique Alfred Cortot de Paris ou l’école Schola Cantorum.

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